A bientôt .........
A bientôt .........
Nous sommes à Menton.........et ce depuis une
bonne semaine. Avant nous étions à Montpellier,
Grenoble, Montélimar, Jeanpasse et
Desmeilleures.
Mais
à Menton nous y étions le 20 novembre, date à laquelle Minik à
réalisé l’aquarelle que vous voyez. C’est le nouveau
musée Cocteau. Il vient compléter celui toujours en place du
Bastion. L’œuvre du maître trouve ainsi une situation
de roi.
Ce
quartier nous le connaissons pour y passer le plus clair de notre
temps lorsque nous sommes ici. Nous avons vu la station BP de notre
ami Rachid fermer et disparaitre, et vu aussi les premiers coups de
pioche du musée. Nous étions alors sur la route de la
Tunisie . Aujourd’hui le chantier laisse place à
une réalisation pour le moins surprenante mais surtout
‘’interpellante’’.
L’architecte, Rudy Riccioti est de Bandol, ses
réalisations ont marqué le monde et
continueront.
Vous
aimez l’art, vous ne connaissez pas Menton, vous avez des
vacances……autant de raisons pour venir nous
retrouver ici. Vous pourrez manger de la socca, des
barbas-juan, de la foccacia, et plein d’autre bonnes
choses ….. et en Février sa fête du citron vaut le
détour.
PS: Des
problèmes techniques plus un manque de temps nous tiennent éloigné
du Blog, 2012 devrait voir les choses rentrer dans l’ordre.
Lien vers la musique de
RUN
http://potosound.hautetfort.com/
S’il fallait le faire, c’est avec
une marge d’erreur monstrueuse que je situerais dans le
temps, cette assez peu banale aventure, disons, les années
quatre-vingt.
Je vous ai dit être allé voler un bateau aux Baléares pour le
compte de son très officiel proprio, qui ne l’était
peut être pas dans la mesure ou, ni le bateau ni le bonhomme ne
sont réapparus sur les quais de Bandol. Mais c’est une autre
histoire.
Ce jour là, la fine fleur des mers du sud menait une expédition
punitive dans le secteur des Embiez, et pour ne rien négliger du
détail, au nord des Magnons.
Je pourrais prendre le temps de vous dire que se sont des
ilots et vous expliquer, carte à l’appui, qu’ils
forment l’extrémité ouest de l’immense territoire sur
laquelle nous trouvons tout à la foi Six Four les Plages, la foret
de Janas, le cap Sicié, notre Dame du Mai et à l’est la
presqu’ile de Saint Mandrier. Mais avouez que si
je me lance dans de telles explications nous ne connaitrons jamais
la fin de mon aventure.
La mer était belle, le vent nul. J’étais à la barre
d’une très grosse caisse à boulons, avec le recul,
naviguer avec un monstre pareil dans des eaux aussi peu profondes
tenait plus de la bêtise que de l’exploit.
Sur le bateau, Jean Pierre, Patrick, un certain Philippe et Minik
ma fidèle navigatrice (ma peintre aussi). Toujours encline à
semer la panique quand tout va bien, mon moussaillon
d’épouse passait d’un bord à l’autre en
faisant mine de s’arracher le chignon. Histoire de
m’inciter à rebrousser chemin, elle se lâchait
les cheveux pour me faire signe de ses deux mains écartées de
vingt centimètres, que les cailloux n’étaient pas loin.
Lorsque nous sommes en camion, si elle a besoin de me guider dans
un créneau, ses mains font les même gestes mais dans l’autre
sens, si je n’ai pas été assez clair nous lui demanderons
qu’elle vous fasse un petit dessin. Bref ! Elle
criait à tue tête que nous allions échouer lamentablement sur
nos propres récifs, ce qui est très mal vu dans la
plaisance.’’ Allez aux cailloux’’ en pays
inconnu peut se faire pardonner, sur des récifs que vous
voyez lorsque vous sortez de votre port d’attache vous
condamne à l’exil.
Curieusement mes compères du jour ne semblaient pas se soucier de
notre position et, alors que tous sont de plus grands marins que
moi, pas un n’envisageait de bouger son cul du carré pour
prendre ma place. Je me demande s’ils n’étaient pas à
boire le champagne pendant que je slalomais dans le pire des coins
avec un canot d’au moins trente mètres.
Je ne savais pas
grand-chose de cette expédition, sauf que, nous devions mouiller
entre les célébres Magnons et le non moins réputé Grand Rouvau, un
ilot sur lequel tourne le phare du même nom, et justement nous y
arrivons.
Pour la petite histoire mais surtout dépeindre le côté débile de
notre stratagème, sachez qu’il n’y a que deux cent
cinquante mètres entre les affleurants bordant
l’étroit passage, que le vent est faible venant du sud, mais
que si ce dernier monte en puissance et change de direction,
nous aurions intérêt à lever l’ancre
promptement.
Et je mouille. Et
nous entamons un petit repas bien agréable du moins assez pour me
faire oublier que les récifs sont proches, c’est
l’alarme qui me rappelle à la réalité. Nous avons
bougé ! je monte sur le pont pour une fausse
alerte.
Nous allions prendre
le café quand le grand Philippe nous dit sur un ton
autoritaire.
- C’est l’heure, il devrait être là.
Et nous voila tous sur le pont pour voir arriver une vedette de dix
mètres qui, sans à peine ralentir, s’engouffre par
l’arrière de notre rafiot. J’étais médusé, depuis trois
heures je me baladais avec un engin comme il en existe peu du moins
dans le civil. Pendant que nous étions à table Jean Pierre je crois
avait ouvert le tableau arrière libérant ainsi le passage. En fait
ce bateau aux allures anodines avait un avant de monocoque et se
terminait en catamaran, laissant la place d’un immense garage
à bateau qui pouvait très bien faire office de piscine en eau de
mer. Discrétion assurée.
Sans transition, nous nous retrouvons tous dans la timonerie, le
couple propriétaire du bateau nouvellement venu est là, pas surpris
pour deux ronds, ils semblent avoir fait ça toute leur vie. Patrick
me glisse à l’oreille que nous serions mieux au milieu
de la baie que coincé entre des cailloux. Je lève l’ancre et
quitte le mouillage dans l’indifférence générale, Minik
ne voit pas que le vent me pousse gentiment sur les rochers. Tous
dangers étant écartés je file sur la baie de Bandol passe la Cride
et amarre le bateau à un coffre que je n’avais jamais vu là
avant aujourd‘hui, décidément les mystères
s’accumoncellent.
Serez-vous surpris quand je vous aurai dit que je me suis retrouvé
seul dans mon poste de pilotage une fois ma manœuvre
d’amarrage effectuée ? Tous envolés. Vous allez,
où vous êtes en train de vous dire que sur un bateau fût- il de
trente mètres ceux qui disparaissent, sauf dans le triangle des
Bermudes, ne peuvent pas être bien loin, et vous aurez
raison.
Grand silence, pas une voix, peut être le bruit sourd d’un
moteur dans le lointain, le groupe électrogène sans doute. Je me
sens les jambes en coton dès que j’entreprends de
descendre dans les niveaux inférieurs, au fait, combien y en
a-t-il ? Je déambule entre salons et cabines grandes comme des
maisons, le ronron du moteur n’atteint pas ce paradis. Je
passais d’un pont à l’autre avec l’impression de
changer de continent tellement les décors étaient variés, seul un
grand puits semblant de la hauteur d’un immeuble était de la
même facture de bas en haut. Sans doute ai-je franchi
cinq ou six étages avant que de me retrouver le nez sur
une grande baie vitrée derrière laquelle flotte paisible le
bateau inconnu.
Patrick était sur le pont une coupe à la main.
’’ Ho Dom’’ , devait il me dire
en faisant de grands gestes, car de sa voie pas une bribe ne me
parvenait. A ses indications j’en concluais que le
passage se trouvait à tribord.
Deux minutes plus tard, après m’être égaré dans un dédale de
coursives, je mettais le pied et le reste sur et dans ce qui à
présent ressemblait à un jouet en regard de son hôte.
Et là mes amis ‘’et les autres’’, je
ne vous laisse pas deviner dans quel monde nous étions tellement
les chances que vous trouviez sont inexistantes.
Bon encore une minute pour les plus perspicaces et le plus
opiniâtres.
Un laboratoire de pâtissier.
Des gâteaux à perte de vue, de la farine au large, des machines
ornées de clignotants, des fours de partout. Le bord au grand
complet était à se repaître de babas, forêts noires,
religieuses, quand moi j’attendais là haut, seul. Le plus
injuste dans tout ça c’est que ce genre de douceurs
soit mon petit jardin secret, mettez moi dans une pâtisserie
sans un sous vaillant en poche je drague la belle jusqu’à lui
soutirez un éclair au chocolat et un paris-brest
par-dessus.
Mais nous étions là, je devinais que le motif de notre aventure
avait été abordé, qu’une poignée de billets était passée
d’une main à l’autre, et qu’ainsi un certain
Fernandez marchand de bateaux de son état ne pourra jamais acheter
ce petit bijou dont il rêve depuis qu’il y a dégusté une
religieuse au large de Sanary.
L’alarme me ramène à la réalité, décidément les autres ne
bougeront pas aujourd’hui sauf peu t être pour aller donner à
la mer…..s’ils continuent à ce régime.
Arrivé à la timonerie, je vois ‘’la Croix du
Sud’’ fondre sur nous à pleine vitesse.
Quand je me suis réveillé, Minik dormait, paisible, à quoi
aura-t-elle rêvé, elle.
Ps : sur un
rêve de Minik raconté par Dom.
Toutes
ressemblances avec des personnages ayant pu exister serait le
fruit de monsieur Hasard, grand pourvoyeurs de trucs bizarres sur
notre bonne vieille TERRE.
‘’La croix du sud’’ est le bateau de notre
ami Françis, il est basé à Sanary, et fait la visite des calanques
et autres curiosités. Je le remercie de nous avoir sorti de ce rêve
complètement fou.
N'allez surtout pas imaginer
que nous avons nourri un quelconque espoir
d'enrichissement le jour ou nous avons créé ce blog.
Bien sûr nous le pensions capable
d'établir un lien entre nous , nos clients et amis anciens et
récents. Bien sûr nous lui en aurions été gré si nos ventes via le
net avaient doublé. Bien sûr nous aurions pu envisager de lui
ériger une petite statue s'il avait su être le prolongement
de la vente d'une aquarelle.
Nombreux sont ceux qui pensent qu'un
blog ressemble à un piège dont il ne sera plus possible de
sortir, encore plus nombreux sont ceux qui se sont noyés dans
Facedebouc et consort avec pour conséquence, une liste d'amis
tellement impressionnante, que la gestion de celle-ci occupe
tout leurs loisirs. Ajoutez à ça une PUB de plus en plus présente,
et l'envie de faire autre chose devient une nécessité. Nous
trouvons normal que les gestionnaires se fassent payer pour
les services rendus, la Pub est là pour ça. Mais le blog ne
fonctionne pas toujours bien et visiblement des visiteurs butent
sur des problèmes de lenteur ou de code propre à violer leur
identité ( il n'en est rien)
Ces constatations à laquelle il convient
d'ajouter l'envie de donner une image plus professionnelle
nous pousse à la construction d'un site Web, ce dernier semblant
jouir d'une image plus sérieuse que le blog.
Que ceux qui se régalent à suivre nos
aventures ici se rassurent, le blog continue, les aquarelles
passeront par lui avant d'aller sur le site Web et mes histoires
seront toujours sur ces pages.
Mais nous n'en sommes pas encore
là.
Pour l'heure, une autre série d'animaux
sur du grain satiné 300gr en 30/40 de chez Dalbe ( il n'y
aura bientôt plus que ces gens là comme vendeurs de produits pour
artistes)


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