avec des photos des petits Tenac..un ami nous a quitté, Balbino Giner.

Blog de minik :LES AQUARELLES VAGABONDES, avec des photos des petits Tenac..un ami nous a quitté, Balbino Giner.

                      Changement de programme .
          Il me restait deux clous à planter chez nos amis de Limans et nous allions reprendre la route pour Chatenay.
          Mais le destin en a décidé autrement.

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          Nous aurions dû passer la journée à bricoler, nous balader dans la région, et sans doute faire un ‘’burraco’’ avant de reprendre la route. Nous aurions dù, mais lorsque mon portable fît grelin grelin sur le coup de huit heures ( du matin) avec le prénom d’Anne affiché, je compris rapidement qu’il allait en être autrement.
           Anne, c’est une amie bourguignonne vivant à Collioure depuis une trentaine d’années. Elle y a, voilà deux petites décennies, rencontré le peintre Balbino Giner avec qui elle vit depuis. Etant amis avec l’un nous le sommes devenus avec l’autre si bien qu’il ne se passe jamais plus de six mois sans que nous nous rencontrions. Sommes-nous devenus amis ?  A celui qui me poserait la question je me contenterais de dire que nous avions plaisir à nous retrouver et plus encore à discuter de tout et de rien.  La peinture en général, la sienne en particulier, la démarche de l’artiste, sa position dans la société, était à l’honneur et demeuraient sont terrain de prédilection, mais il était aussi un formidable philosophe doublé d’un disséqueur de conversations.
           Il lui suffisait d’un mot pour partir dans d’interminables paragraphes jamais terminés et débouchant immanquablement sur ce qui pouvait faire le sujet d’un autre débat.
           Perpétuel chercheur, jamais totalement satisfait, il n’avait de cesse  d’achever son œuvre, savoir qu’elle ne demandait plus aucune retouche. Mais à peine avait-il fini un tableau qu’il avait besoin d’en faire un autre, plus abouti. Vous l’aurez compris, il était un perfectionniste en lutte avec lui-même, et très soucieux du  regard des autres.
           Je me suis habitué à sa peinture, je n’ai pas été long à rentrer dedans sans pour autant la comprendre, nous avons ferraillé des heures avec pour ring les   tables du café Sola, son père n’était jamais bien loin, lui qui avait fait dansé le pays et dont l’ombre couvre encore ce coin de France plus marqué par la ‘’retirada ‘’que par les anchois  pourtant mondialement réputés. Des deux Balbino Giner, il y avait un usurpateur. Gageons que les experts dans leur grande sagesse et leur propension à toujours deviser sur les hommes sans vraiment les connaitre, diront dans un siècle et pour clore les débats, que Balbino Giner aura regretté toute sa vie d’avoir  été le fils de Balbino Giner à ceci prés que sans son père…...

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           Nous n’aimons pas laisser les amis partir seuls, du moins sans nous, un peu comme si nous les savions capables de voir qui est là,  nous sommes donc descendus à Collioure alors que nous étions à Limans, beaucoup de kilomètres mais un immense plaisir d’avoir assisté à une crémation sobre, digne, très émouvante en même temps que presque gaie. Si Bruno, le fils ne nous à pas tiré une larme, une femme, ‘’Carmen Gomez’’ de nous inconnue, y est parvenue sans peine en chantant à capella ‘’Nana’’ une berceuse de Manuel de Falla.
                          L’Espagne n’était pas loin….  


 

lundi 14 mai 2012 19:53


Une aquarelle, tout simplement. La Chipote à Bandol

Blog de minik :LES AQUARELLES VAGABONDES, Une aquarelle, tout simplement. La Chipote à Bandol

        En deux mots quand il en faudrait mille.
       La Chipote à Bandol c'est un super restaurant doublé d'un snack de plage, tenu par des gens adorable dans un cadre entre l'idyllique et le paradisiaque.
        A ne surtout pas manquer sur la plage de Renecros......
        Le gros mur au centre de l'aquarelle soutient les terres et la maison de feu monsieur Raimu.
        Je vous avais prévenu, encore un livre. 

mercredi 09 mai 2012 00:28 , dans les aquarelles


Une semaine de droite et de gauche

Blog de minik :LES AQUARELLES VAGABONDES, Une semaine de droite et de gauche

                     Une semaine de droite et de gauche.

           En arrivant à Echallon, je m’étais promis de profiter d’être chez mon beau mari pour photographier toutes les aquarelles que nous avions dans le Camion et qui, parce-que faites avant que nous ayons un numérique, n’étaient pas enregistrées dans l’ordi familial. Mais encore une fois je me suis fait manger mon temps par d’autres activités tout aussi passionnantes. Ce faisant il me reste à faire mes photos.
           J’allais partir en oubliant de vous parler de la seule et unique aquarelle que j’ai  trouvé moyen d’immortaliser bien que n’en ayant pas franchement besoin.( l’aquarelle n’a selon moi pas besoin de l’être car il me semble qu’en temps que telle elle durera plus longtemps qu’une photo numérique)
          Ce qui allait m’étonner dans tout ça, c’est la nature du sujet,  ‘’ une rive gauche’’ d’un des nombreux canaux de Marenne  Oleron ( Cayenne) vue de la rive droite du même canal. Evidemment je vous donne une belle occasion de raillerie, et les plus grosses voix de dire haut et fort ‘’à 65 ans le voila qui découvre qu’il y a une droite et une gauche de partout !’’.
          Ne me prenez pas pour un demeuré, pour sûr que je n’ignore rien du sujet, il me poursuit depuis de longues années, apprenti déjà mes maitres me disaient,’’ allez Legendre tu nous fais 20 PPM*,’’ ce en désignant un morceau de ferraille qui au sortir de la forge, était passé entre le marteau et l’enclume et avait fini par prendre une forme que j’allais devoir imprimer à 40 autres petits copains. C’était l’équilibre parfait et je m’en sortais toujours bien sauf quand une pièce brulait pour être restée trop longtemps au cœur du foyer. Les mauvais jours c’était, 53 main gauche, 47 main droite. Alors je déployais des ruses de vieil indien pour ne pas produire l’exact contraire de ce qui m’était demandé. Bien plus tard, alors que je construisais de gros bâtiments ou des pièces pour l’industrie, des vilains m’ont refait la même punition avec, des conséquences relatives aux erreurs plus lourdes que dans ma jeunesse.
           Je me remémorais ces bons moments alors que les petits Tenac nous avaient rejoints chez les grands Jodor. Nous étions tous autour de la table de chêne, heureux de nous retrouver en cet endroit insolite. De la conversation que j’écoutais d’une oreille il apparaissait qu’une balade dans la région se dessinait à l’horizon.
            Il n’y avait pas de doute possible, de droite et de gauche il était encore question, mais avec comme élément parasitaire et propre à embrouiller les dames pas toujours à l’aise avec l’orientation , la notion de monter et descendre. Pendant que je revivais mes dures moments de jeunesses, mes amis avaient trouvé un thème de balade, ‘’les gorges de l’Ain’’.  Tous les problèmes de la terre paraissaient petits au regard de ce dilemme. Je cite ‘’monter à droite et descendre à gauche, ou l’inverse’’. Je n’entendais pas participer à la conversation, j’écoutais passif.
           -Mais au fait elle est où la droite de l’Ain sur la carte ?
           -Au fait, y monte ou y descend, l’Ain ?  
           Nous sommes allez voir, avons vu. Nous avions faim, alors la très sympathique Guinguette s’est trouvée là pour nous régaler. Enfin, force a été d’admettre qu’il fallait, histoire de profiter de la vue sur les falaises,  descendre la rive droite pour remonter de l’autre côté. Y aurions nous perdu en faisant le contraire ? c’est à n’en pas douter car, nous n’aurions surement pas rencontré ce couple de paysans à la retraite qui attendait sur un banc l’heure d’aller s’occuper des animaux (bovins). Mais c’est une autre histoire.
            En attendant de trouver le temps de raconter, vous n’êtes pas sans savoir que ce week end pourrait bien n’être fait que de droite et de gauche…..
       
         *:  PPM= pièce par main, 20 droites 20 gauches.

vendredi 04 mai 2012 15:25 , dans les aquarelles


Bandol, chez TOCHE. (aquarelle)

Blog de minik :LES AQUARELLES VAGABONDES, Bandol, chez TOCHE.     (aquarelle)

         Dire que le blog perd de ses lecteurs et rester plusieurs jours voir semaines sans article nouveau. (c'est déconner)
         Vous connaissez beaucoup de gens qui reprennent le journal de la veille pour le relire de bout en bout ? pour ma part pas un si ce n’est mon père qui, atteint d’Alzheimer pouvait relire une revue ou regarder une émission sur la guerre de 39/45 dix fois.
          Mais revenons à ‘’Toche’’.
          C’est ou plutôt c’était le plus ancien bar de Bandol, à ce jour il n’est plus rien du moins en temps que bistrot. Il jouxte la très commerciale ‘’auberge du port’’ qui après l’avoir acquis dans les années 2000 en promettant de le garder dans son jus, l’a tout bonnement intégré à son usine à bouffe. ( pas terrible et trés cher)
          Toche c’était le bistrot des bandolais. Petit, simplissime, gardé à l’entrée par le labrador doré et obèse Taïsse, qui, quand elle ne faisait pas le tour du village pour quémander des sucres, restait couchée à l’entrée du bistrot comme pour en interdire l’accès. A cette même époque, nous avions encore des bars qui, bien que ne refusant pas les touristes, pouvaient vivre sans eux, du moins directement. ‘’Francis kémia’’ c’est ainsi que nous le différentions de l’autre Francis, est passé dans les mains de deux sœurs bandolaises et reste le coin à autochtones.
           Pour n’y boire que des cafés, le bar pour moi n’a plus le même attrait, aussi, nombreux sont ceux que je ne fréquente plus. Mais il y a les exceptions au nombre desquelles je ne voudrais pas oublier ‘’le Nautic’’, bar du centre ville et celui-là même qui a fait de nous des bandolais ( nous œuvrions devant sa terrasse). Mais, car il y en a un, comment ne pas parler du ‘’Buffalo’’ et de ses tenanciers. Je ne parle pas là des tout nouveaux que je ne connais que de vue mais de Dédé à ce jour ad patres et de Lisiane à qui ce serait faire injure que de ne pas dire deux mots de son personnage. Venue d’on ne sait où, elle est arrivée ici pratiquement en même temps que nous, rien d’autre qu’un bar ne pouvait lui convenir, et depuis elle ne les a pas quittés en temps que cliente, serveuse, patronne. Que je sache sa gouaille n’a pas d’égale tout comme son décolleté que les nouveaux venus découvrent avec bonheur. Au delà de ça, cette fille est la bonté sur pattes, le cœur sur la main toujours présente pour ses clients qu’elle écoutera d’une oreille pendant que d’une main habile elle servira des momies aux autres clients.
           J’arrête là avant que de me faire taxer de passéiste. 

                A bientôt, du moins je l’espère.   

jeudi 26 avril 2012 17:40 , dans les aquarelles


Bonjour monsieur

Blog de minik :LES AQUARELLES VAGABONDES, Bonjour monsieur

           Tous les ans à pareille époque, et bien sûr si nous sommes dans son secteur, je croise ce curieux personnage. ‘’Nous’’ c’est Minik et moi dans nos balades, ‘’je’’ c’est moi en tant que moi.
            Sans être intimes, le plaisir que nous avons à nous retrouver atteste d’une forme de relation privilégiée. Voila plusieurs années maintenant, ce sont les ‘’réseaux sociaux’’ qui avaient fait nos choux gras, lui qui passe le plus clair de son temps caché à deux pas de nous, s’étonnait à nous voir nous croiser dans l’indifférence la plus totale, passer de Twitter à Facebook en passant par Linked et consort, sitôt retrouvé notre bel ordinateur.
           Il m’expliqua, qu’un jour il s’était retrouvé plusieurs matins de suite  devant un arrêt de bus, par d’autres crapauds de ses amis, il savait que le petit groupe qui attendait travaillait dans la même entreprise. Personne ne saluait personne, pas un mot ne s’échangeait pendant cette attente, et pourtant, il en est persuadé, sitôt arrivés sur leur lieu de travail tous allaient communiquer par machines interposées. Ses conseils étant toujours très judicieux je lui avais posé la question de savoir s’il fallait prendre le train des réseaux ou rester tranquille dans notre coin avec notre petit blog.
    –Ne vous dispersez pas- M’avait il dit, et de m’expliquer que si les deux étaient des phénomènes de mode, l’un s’adressait à celui qui cliquait pour savoir ce que vous aviez fait récemment quand les autres partent dans tous les sens.
           Pour être plus clair il avait pris notre rencontre en exemple. 
      -Raconter en 150 caractères que vous avez eu une conversation avec un crapaud ‘’commun‘’ de surcroit.
           Les flics qui regardent  partout mais surtout là dedans, vont lire votre article et vous enfermer. Dans votre blog c’est différent, vous développez et parlez d’eux, de plus avec un intitulé comme le votre, vous ne les intéressez pas, ‘’aquarelles vagabondes’’ voila qui ne fleure pas la rébellion.
           Avant qu’il ne se rendorme ( c’est le moment choisi pour la photo) je me suis permis de lui lire un commentaire récemment écrit par un fidéle lecteur.
        Le second qui deviendrait  premier si le petit dernier était troisième…..j’ai rien compris docteur, c’est normal ?(sic)
       -  Pourquoi vous écrit-il ça ce monsieur ?  
           Je lui expliquais que, dans un article, je laissais entendre que le second deviendrait deuxième si un troisième venait à se présenter. En deux mots qu’il ne peut y avoir un second s’il y a un troisième. Mais comme à mon habitude, j’ai un tantinet alambiqué le sujet ce qui fait que je n’étais sans doute pas très clair.
       -Vous auriez dù envoyer votre lecteur vers ‘’Caminel’’ c’est sa spécialité le français, ses chimères, et ses subtilités. Ce faisant, je suis personnellement plus occupé par la recherche de nourriture que par le sémantique de votre langue, fût-elle des plus belles. Chez nous batraciens, le problème a été résolu de la manière la plus radicale : c’est croa croa pour tout le monde avec des trémolos. Quant à savoir si la seconde mouche que je mange devient deuxième uniquement parce que j’en avale une troisième, j’ai peur que la chose ne passionne pas mes congénères.
           Soudainement il se tut comme pour mieux prendre la mesure de ses propos, et comme s’il en avait assez, il me lança tout à trac.
      -Allez, kenavo comme ils le disent si bien au pays où il pleut souvent.
      - Vous serez là l’an prochain ?
      - Croa……croa….. 

mercredi 04 avril 2012 18:41


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